La position des chasseurs français sur le loup


mardi 27 mai 2008, par Fédération Nationale des Chasseurs

Les chasseurs français ne sont pas radicalement opposés au Loup et à sa présence sur notre territoire, au moins là où il s'est aujourd'hui durablement implanté, et dans le cas où son retour est naturel. Ils le reconnaissent comme un élément parmi d'autres de la biodiversité française. Pour autant, ils ne jugent pas nécessaire l'existence d'une population maximale telle que les seules potentialités écologiques le permettraient car des contraintes économiques et sociales sont aussi limitantes. Le loup a été un révélateur de la déprise humaine en montagne, il ne peut en devenir l'accélérateur. Le Loup doit lui aussi être soumis aux principes du Développement Durable, qui prescrivent l'équilibre entre les dimensions environnementales, socio-culturelles et économiques.

Cela étant posé, la position des chasseurs français exprimée ici est, sauf exception, principalement d'ordre cynégétique et concerne essentiellement la coexistence équilibrée entre le Loup et la chasse.


A NOUVELLE DONNE, NOUVELLE STRATEGIE : LA PLACE DU LOUP

L'état de conservation du Loup en France est désormais scientifiquement reconnu favorable, les textes internationaux sont donc respectés1. Il n'y a donc plus nécessité absolue, tant biologique que juridique, d'améliorer encore davantage cet état de conservation, donc d'augmenter toujours les populations ou l'aire de présence. Les marges de manoeuvre se sont ainsi élargies. En conséquence, l'objectif de gestion du Loup en France doit être redéfini dans ce nouveau contexte. Le loup n'a plus à être regardé comme une espèce en danger, comme une espèce nouvelle en France, mais comme une espèce en bonne santé et en expansion forte, tant en France qu'en Europe. En particulier la question de la stabilisation à la situation actuelle doit être posée au plus haut niveau.

Ainsi, pour les chasseurs français, l'objectif en terme d'effectifs de loups ne peut plus nécessairement être la course en avant de l'augmentation et de l'atteinte de la capacité d'accueil biologique. Cet objectif doit être revu à la modération pour se situer entre un minimum, qui est le seuil de viabilité de la population, et un maximum potentiel qui est la capacité d'accueil biologique, ceci afin de viser l'acceptation socio-économique à long terme par les populations locales (« capacité d'accueil sociétale »). A contrario, si les effectifs devaient encore croître dans l'aire de présence actuelle, la transition vers une gestion des populations décentralisée à l'échelle d'unités de gestion à définir (gestion restant encadrée par des objectifs globaux et des principes de niveau supérieur) devra être envisagée, en application du principe de subsidiarité.

En terme d'aire de présence, l'objectif doit se limiter aux Alpes, au moins à moyen terme. Favoriser ou laisser s'étendre durablement le Loup au-delà du Rhône n'est pas souhaitable tant que l'impact du Loup sur les populations proies (ongulés notamment) n'est pas mieux connu et évalué scientifiquement, sans oublier que, même s'il ne s'agit pas de questions strictement cynégétiques, la quasi-totalité des régions périphériques aux Alpes sont des régions d'élevage important, notamment bovin2 (Massif central, Bourgogne, Franche-Comté...). Ne créons pas ailleurs les mêmes problèmes que ceux qui ne sont pas encore complètement résolus et stabilisés dans les Alpes. De la même manière, laisser entrer le loup dans les Pyrénées (par l'Espagne entre autre) n'est pas davantage souhaitable. Les Alpes, avec leur population lupine en état de conservation favorable, suffisent à ce jour à la contribution française pour la conservation du loup en Europe. Il est encore trop tôt pour exporter « l'expérience » en dehors des Alpes.

A ce sujet, concernant les diagnostics actuels de colonisation naturelle du Loup basés sur des analyses génétiques (Pyrénées orientales, Massif central...), les chasseurs français demandent à ce que tous les loups détenus dans les « parcs à loups » et autres espaces de détention soient également caryotypés et comparés aux loups retrouvés « en nature ». Ils demandent également que tous les loups nés en captivité soient réellement inscrits sur un registre spécialement prévu à cet effet, soient tatoués ou « pucés », et que tout mouvement d'animal soit signalé.

Enfin, il est surprenant que la question du Loup et de la rage n'ait jamais été examinée au plus haut niveau dans le cadre de la définition de la politique Loup en France. Même si les risques sont à priori minimes, en particulier concernant la rage vulpine mais peut-être moins pour ce qui est de la rage canine, l'Etat ne devrait pas s'exonérer d'une évaluation précise du risque et d'une décision éclairée de sa prise en considération, ou pas, dans le plan national de gestion du Loup. Le principe de précaution doit aussi être pris en compte dans ce sens.

En résumé, la gestion des populations de loups ne peut plus demeurer uniquement réactive mais doit devenir plus proactive.

LE LOUP ET LES ESPECES GIBIERS

Les chasseurs français s'inquiètent de l'impact du loup sur les espèces gibier (ongulés) et notamment de l'augmentation potentielle de cet impact au fur et à mesure du développement de la protection des troupeaux domestiques et de son efficacité. Rappelons que ces espèces gibier entrent déjà pour 50 à 70% dans le régime alimentaire du Loup. Ils demandent à ce que cette problématique soit désormais intégrée au Plan d'action national sur le loup et aux débats du Comité national Loup. L'évolution des attributions aux Plans de chasse peut être un indicateur intégré à ce Plan d'action, avec des objectifs d'évolution qui lui soient associés et dont la gestion du loup devra tenir compte. Les chasseurs français, gestionnaires des espèces gibiers, trouvent normal de « laisser une part au loup », mais pas toute sa part (ou, pour être plus précis, pas une part indéfinie à la mesure d'une croissance non contrôlée des effectifs de loups), d'autant plus que l'équilibre naturel entre le prédateur et ses proies sauvages ne peut convenablement s'établir du fait de la présence de troupeaux de bétail domestique dans ces milieux naturels. Ils ne veulent pas voir progressivement anéantis les bénéfices de plus de 20 ans de leurs efforts de gestion.

Ils s'inquiètent aussi des impacts indirects potentiels de la présence accrue de loups sur les autres espèces emblématiques des Alpes, comme le Tétras-lyre par exemple, par les risques d'enfrichement de certains alpages les plus sensibles à la pression du loup et le surpâturage qui en résulterait sur d'autres ; sans oublier l'impact des chiens de protection, qui se multiplient du fait des politiques mises en place, sur les lièvres variables, marmottes et galliformes de montagne, voire les ongulés. Si le loup doit être maintenu dans un état de conservation favorable, il n'y a pas de raison pour les chasseurs français qu'il n'en soit pas de même pour les autres espèces de faune sauvage avec lesquelles le loup interagit, en particulier les espèces gibier.

De plus, ces problèmes sont multipliés quand, en plus du Loup, le Lynx est aussi présent, comme c'est désormais le cas dans la plupart des départements alpins.

En contrepartie de cette nouvelle menace pour le gibier et la faune sauvage, les chasseurs français demandent à ce que les politiques de gestion et d'aménagement du territoire et des habitats (sylviculture, agriculture, tourisme etc...) soient davantage infléchies pour la conservation et l'amélioration des populations de gibier. En particulier, que les pressions pour la réduction des espèces de gibier susceptibles de commettre des dégâts (ou à risques sanitaires) soient modérées.

LE LOUP ET LA CHASSE

Pour autant, les chasseurs français ne demandent pas nécessairement que le loup devienne une espèce chassable, même si sur le plan biologique une chasse raisonnée, encadrée et adaptée à la biologie de l'espèce ne serait pas contradictoire pour une espèce théoriquement protégée mais qui a vu sa situation considérablement s'améliorer et n'est plus menacée. En revanche, ils demandent que son statut juridique actuel (strictement protégé), tout en restant « protégé », soit assoupli en matière de régulation, notamment au titre de la prévention et par rapport à des objectifs cynégétiques et pas seulement économiques (élevage). Les SDGC3 pourraient apporter à cet effet la garantie d'objectifs cynégétiques raisonnables. La régulation doit cependant rester sous la responsabilité de l'Etat. Tout en restant dans ce contexte de régulation sous responsabilité de l'Etat, il serait intéressant d'envisager la possibilité de « céder » des journées de chasse au Loup à certains chasseurs, comme cela se pratique dans les Pays de l'Est, en les faisant accompagner de guides (de l'ONCFS ou de l'ONF) ou d'agents des Fédérations de chasseurs, étant entendu que l'intégralité des sommes éventuellement ainsi récoltées abonderait le budget destiné à indemniser les éleveurs et financer la protection.

Dans un tel contexte de gestion et de régulation assouplies, les risques d'actes de braconnage ou d'empoisonnement devraient être minimisés. Les Fédérations de chasseurs feront aussi valoir leur droit à se porter partie civile pour tout acte de cette nature, sans préjudice des éléments de l'instruction des dossiers.

En conclusion, loin de toute volonté d'éradication du loup, les chasseurs français, respectueux de la nature et de la biodiversité, prônent à l'égard du loup une position pragmatique, responsable, pondérée et équilibrée, où l'homme a aussi la liberté de déterminer sa propre place.

Communiqué de la FNC de mars 2008

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Plan loup 2008-2012




Voir le document en pdf en cliquant si dessous
http://www.loup.org/spip/IMG/pdf/Loup-Plan-2008-2012-Projet.pdf



Introduction

Le retour du loup en France en 1992 constitue un enrichissement de notre patrimoine naturel en matière de diversité faunistique. Comme de nombreuses autres espèces, le loup est protégé par les dispositions de la convention de Berne du 19 septembre 1979, relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l'Europe et par celles de la directive européenne 92/43/CEE du 21 mai 1992 relative à la conservation des habitats naturels ainsi que de la flore et de la faune sauvages (directive « Habitats »).

Cependant, le retour de cette espèce pose des difficultés pour l'élevage. La France constitue en effet, en Europe, un cas sans équivalent de reconstitution d'une population de loups à l'échelle d'un pays où existent de traditionnelles et importantes activités d'élevage, structurées et déployées en l'absence, depuis près d'un siècle, de tout grand prédateur.

Pour répondre à cette situation, l'Etat, dès 1993, a mis en place des moyens pour le suivi scientifique de l'espèce, l'indemnisation des dommages, la protection des troupeaux et l'assistance aux éleveurs confrontés à la présence du loup, et ce notamment avec l'aide de la Commission européenne au travers de deux programmes LIFE (L'instrument financier pour l'environnement)-Nature.

Le plan d'action pour la période 2004-2008 élaboré par les ministères chargés de l'écologie et de l'agriculture devait pérenniser les acquis et fixer les mesures permettant de concilier le développement maîtrisé d'une population de loups et la poursuite d'activités pastorales et plus généralement de l'élevage.

Il visait à :
garantir un état de conservation favorable du loup, c'est à dire le maintien de sa population dans un état démographique et une distribution géographique en accord avec les critères définis par la directive Habitats,
réduire les dommages aux troupeaux,
rechercher et mettre en place des méthodes de gestion plus économes en moyens humains et financiers, notamment par l'harmonisation de la gestion des grands prédateurs.

A cet effet, le plan loup 2004-2008 reposait principalement sur les actions suivantes :
Un accompagnement des éleveurs pour limiter l'impact du loup, principalement basé sur des mesures de protection des troupeaux domestiques contre la prédation, financées par le ministère de l'agriculture, ainsi qu'un système d'indemnisation des dégâts dus aux loups, financé par le ministère chargé de la protection de la nature.
Un encadrement des modalités auxquelles sont soumises les opérations d'effarouchement, les tirs de défense et les tirs de prélèvement autorisés pour prévenir les dégâts que la prédation du loup peut faire subir aux élevages.
Un suivi rigoureux de l'évolution démographique de l'espèce.
Un dispositif de concertation comprenant un groupe national loup et des groupes départementaux loup, présidés par les préfets.


Pour améliorer la gestion de l'espèce dans les départements alpins concernés par son installation et pour anticiper sur les conséquences de l'expansion rapide de la population de loups, en particulier au-delà des Alpes, Mme la Secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie a annoncé, lors du groupe national Loup du 1er août 2007, une révision anticipée du plan loup 2004-2008. A cet effet, trois groupes de travail pilotés par le MEEDDAT et le MAP, issus du Groupe national Loup se sont réunis à plusieurs reprises entre le mois de décembre 2007 et de février 2008, pour faire des propositions dans les domaines du suivi et de la gestion de la population de loups, ainsi que dans celui de la protection des troupeaux. Cette démarche de concertation a été complétée par une large consultation des comités départementaux loup dont les propositions ont été examinées lors du Groupe national Loup du 30 janvier 2008.

Enfin, une mission d'évaluation des actions menées par l'Etat dans le cadre du plan d'action 2004-2008, effectuée par l'IGE/CGAAER à la demande des ministres chargés de la protection de la nature et de l'agriculture, a présenté ses conclusions devant le Groupe national Loup du 25 mars 2008.

L'expansion de la population de loups est un phénomène observé dans l'ensemble des pays européens aussi bien en Europe du Sud que du Nord en raison de conditions naturelles favorables liées aux évolutions de l'occupation humaine des territoires, à la reforestation, à l'abondance des proies sauvages et à son statut d'espèce protégée Entre 2004 et 2007, la population de loups en France a vu son statut consolidé : le nombre de zones de présence permanente de l'espèce est ainsi passé de 13 à 23, dont 17 sont des meutes. Les mesures préconisées dans le plan d'action ont donc permis d'assurer à l'espèce un état de conservation favorable tel que déduit de la tendance à l'expansion démographique et territoriale observée. Avec 26 meutes identifiées entre le Piémont italien et la France (meutes transfrontalières comprises), on peut désormais considérer que la population de loups est durablement installée dans les Alpes occidentales.

En zone de présence avérée de longue date, la grande majorité des troupeaux concernés par la prédation du loup est désormais protégée. Avec une tendance à la diminution du nombre moyen de victimes par attaques depuis 2001, l'efficacité globale des mesures est reconnue, bien qu'entraînant indéniablement un certain nombre de contraintes non négligeables pour l'éleveur. L'extension de la pression de prédation exercée par le loup dans de nouveaux contextes tels que ceux des zones d'inter-saisons ou des élevages bovins des Alpes du Nord, pose d'ores et déjà le problème des nécessaires adaptations du système et des techniques actuels.

Le rapport de l'IGE/CGAAER a établi un bilan favorable de la politique engagée en 2004, malgré de forts contrates dans les situations locales et en suggérant de possibles améliorations du dispositif existant.

La colonisation potentielle par le loup de nouveaux territoires en dehors de l'arc alpin (Languedoc-Roussillon, Auvergne, Midi-Pyrénées, Franche-Comté) impose ainsi à l'Etat de définir de nouvelles approches de gestion concernant son expansion à l'échelle nationale.

Ces nouvelles approches devront garantir une gestion durable de la populations de loups, excluant tout à la fois leur destruction et leur extension incontrôlées, et maintenir une exigence de proportionnalité entre les moyens investis et les objectifs poursuivis. Le gouvernement a en effet clairement identifié la nécessité de dégager des voies de maîtrise budgétaire des coûts liés à l'accompagnement de la présence de ce prédateur et à la facilitation de sa cohabitation avec l'élevage.

Dans ce contexte et dans la continuité du plan d'action précédent, les actions préconisées dans le cadre du plan 2008-2012, à l'issue d'une étroite concertation conduite avec les représentants des organisations professionnelles agricoles (OPA) et des ONG environnementales aussi bien au niveau départemental qu'au niveau national, ont pour objectifs de :

Garantir le maintien d'un état de conservation favorable du loup, en accord avec les critères définis par la Directive Habitats ;
Limiter les impacts de la présence du loup notamment sur l'élevage ;
Mettre en oeuvre des méthodes de gestion permettant de rationaliser les moyens consacrés à cette politique

Pour cela, et outre le nécessaire travail à mener sur l'adaptation des mesures de protection des troupeaux dans les nouveaux contextes dans le cadre de la poursuite de l'accompagnement des éleveurs, les trois leviers majeurs suivants sont identifiés :
Anticiper l'expansion naturelle du loup au-delà des Alpes par l'extension du réseau de suivi scientifique de l'espèce aux nouveaux départements concernés ou susceptibles de l'être, par une amélioration de la communication et par le développement de capacités d'intervention permettant de réagir plus rapidement et de façon appropriée en cas d'arrivée de l'espèce sur une nouvelle zone afin de prévenir autant que possible les conflits dans les nouveaux territoires ;
Mettre en place une gestion différenciée de la population de loups, sur la base de critères à la fois biologiques et anthropiques
Renforcer la concertation et la consultation des différents partenaires de l'Etat sur ce dossier en déterminant les conditions d'une plus grande autonomie pour la gestion del'espèce au niveau local dans le respect de la stratégie générale définie par l'Etat.

article vu sur loup.org
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# Gepost op maandag 09 juni 2008, 20u43

Le site de Pussy et le forum

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COMMUNIQUE DE PRESSE

Gestion du loup en France : le gouvernement prépare l'avenir

vendredi 24 novembre 2006, par le Ministère de l'Agriculture et de la Pêche, le Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable


Le groupe national « loup » qui rassemble représentants des éleveurs, des associations et des élus impliqués par la gestion du loup, s'est réuni le 22 novembre. Il a examiné les perspectives de la prochaine saison et notamment des pistes nouvelles pour la protection des troupeaux et la connaissance de l'espèce qui pourraient être expérimentées en complément des mesures existantes.

Après son retour spontané en 1992, le loup s'est installé dans les Alpes françaises et sa population, de l'ordre de 130 à 150 individus, a connu une croissance régulière. L'espèce est aujourd'hui en bon état de conservation en France. Le loup est en expansion généralisée en Europe. Mais la France a vécu, depuis 1992, une reconstitution de la population de cette espèce protégée sans équivalent ailleurs en Europe.

Les débats que suscite ce retour sont à la hauteur de l'importance économique et sociale du pastoralisme dans les Alpes françaises, également sans équivalent ailleurs en Europe et de l'exigence du gouvernement de respecter scrupuleusement les engagements internationaux de la France.

Les efforts des éleveurs pour protéger leurs troupeaux ont conduit dans les zones de présence permanente du loup à une protection très généralisée avec l'usage des chiens de protection, du gardiennage et du regroupement nocturne derrière des clôtures. Pour compléter ce dispositif et l'anticiper dans les nouvelles zones de présence du prédateur le Ministère de l'Agriculture et de la Pêche mobilise ses moyens, tandis que le Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable assure le suivi biologique et l'indemnisation des dégâts.

L'ensemble des actions entreprises dans le cadre du « plan d'action loup 2004-2008 » permet à la France de disposer de références solides sur la protection de cette espèce. La première concertation transfrontalière sur la population commune avec l'Italie et la Suisse a d'ailleurs été engagée à l'initiative de la France.

La ministre de l'écologie et du développement durable, Nelly OLIN, et le Ministre de l'agriculture et de la pêche, Dominique BUSSEREAU, demandent aujourd'hui aux préfets de conduire avec les groupes de concertation départementaux une réflexion visant à leur proposer des expérimentations pour la gestion du loup. Il s'agit, toujours dans le strict respect de la directive « Habitats », de mieux tenir compte des situations locales, à la fois sur le plan biologique et sur le plan des contraintes pesant sur la protection des troupeaux. En effet la diversité des situations rencontrée dans l'arc alpin français est presque aussi grande que celle constatée en Europe.

Les réponses des préfets seront examinées début février par le groupe national loup. Le gouvernement arrêtera alors les 3 à 4 zones où une expérimentation facilitant la défense des troupeaux et l'intervention préventive pourra être essayée en 2007. Le protocole 2006 serait prolongé partout ailleurs.

Selon les propositions qui seront retenues, un dispositif de contrôle renforcé accompagnera la démarche. Les conditions objectives de ce contrôle seront déterminantes dans le choix des projets d'expérimentation retenus.

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# Gepost op maandag 09 juni 2008, 21u06

Histoires de loups

Le loup a tant fasciné l'homme qu'on le retrouve intimement lié à son Histoire, notamment à travers des légendes. Plusieurs sont très semblables d'une civilisation à l'autre. Par exemple, le loup est à l'origine de cités comme Milet en Asie mineure ou Rome en Italie. Dans les deux cas, une louve a recueilli des enfants abandonnés qui seront à l'origine de la fondation de la ville. Dans d'autres cas, une ville a été dédiée au dieu loup comme en Grèce (Delphes, anciennement Lyconia) et en Egypte (Lycopolis). Le loup peut aussi être considéré comme l'ancêtre direct du clan comme cela fut le cas pour la dynastie de Khan (Gengis Khan) et des T'ou-Kiue, les premiers Turcs.

D'autres civilisations donnaient une image plus négative du loup, comme en Inde où le loup représentait la nuit ou en Scandinavie où il représentait la fin du monde. Paradoxalement, dans ces deux parties du monde, le loup possédait aussi une image positive, étant souvent associé au courage et à l'honneur.

Vu sur loup.org
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# Gepost op maandag 09 juni 2008, 21u12